Le bonheur passe si vite

256985_10150293277908665_2439322_oIl y a 4 ans, je devenais Maman pour la deuxième fois. 1463 jours, soit 35108 heures, de bonheur, mais aussi de cris, de bisous et de pleurs, de rires et de caprices, de bleus et de câlins, bref, d’amour pour notre petite crapule !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces années sont passées beaucoup trop vite. Elle est bien loin ma petite crevette blonde. Et nous en sommes en grande partie responsables de ce temps qui file trop rapidement. Parce qu’un petit deuxième, on lui demande de grandir plus vite. Parce que la vie est forcément beaucoup plus pressée avec deux enfants. Parce qu’on lui demande de suivre le grand. Parce qu’on ne prend pas forcément le temps de le découvrir, on sait déjà comment fonctionne un nouveau-né! Sauf qu’en fait, aucun bébé ne ressemble à un autre. Chaque personnalité, chaque caractère, chaque évolution est unique, et j’avoue avoir mis un peu trop longtemps à m’en rendre compte.

Les adultes ont trop tendance à vouloir demander aux enfants de devenir grands, souvent pour leur propre confort. Faire ses nuits, marcher, parler, être propre… Il faut tout accomplir, si possible avant les autres. Parce que mine de rien, un bébé qui marche à 9 mois, c’est la classe (ce ne fut pas le cas des miens, mais Minimoy a fait ses nuits à la sortie de la maternité c’est déjà pas mal). A trop espérer l’après, on oublie de profiter de chaque moment. On se dit que la vie sera plus simple quand il trouvera le quatre-pattes, puis quand il marchera. Alors qu’il n’y a pas de moment plus beau que d’avoir son bébé dans ses bras, son regard qui se noie dans le nôtre. Un regard plein de promesses, de confiance, et d’amour ! On attend avec impatience l’apprentissage de la lecture, quitte à parfois trop anticiper, alors que rien ne remplace le temps partagé d’une histoire racontée par un adulte, même à 7 ans! Un moment privilégié qui peut se terminer par une discussion apaisante, constructive, et toujours un énorme câlin et plein de bisous parfois rares quand ils sont déjà grands.

Ces instants-là sont trop éphémères pour qu’ils nous échappent, souvent gâchés par une société qui évolue à une vitesse folle. Laissons les bébés rester bébés, les enfants garder leur âme innocente, et profitons, profitons, profitons!! Parce que demain on pleurera de les voir partir.

One comment

  1. Aurélie dit :

    Article pleinnde sagesse. Je vais suivre tes conseils.
    Profitez de l instant présent.
    Prendre son temps.
    Laisser le temps à l enfant.

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