Périnée en chantier

1-constructionDevenir l’égérie de la pub Tena dans quelques dizaines d’années ne vous fait pas rêver, moi non plus. Seulement il y a quelques mois, la zone subtropicale de mon organisme a subi un véritable tremblement de terre. Alors pour éviter les fuites urinaires et être sûre de pouvoir rire des blagues de monsieur sans risque, une seule solution : direction la rééducation. Question: Vais-je parler de mon périnée au monde entier ? Ne reculant devant aucun obstacle pour vous être utile, la réponse est oui !

Mais avant tout, quel praticien choisir ? Sage-femme ou kinésithérapeute, le choix n’est pas forcément évident lorsqu’il s’agit de prendre son rendez-vous. Après avoir expérimenté la rééducation chez une kiné, j’ai testé pour vous les séances avec une sage-femme. Mais toujours avec un travail par électrothérapie, seul moyen de stimuler efficacement cette zone particulièrement sensible.
Premier argument en faveur de la sage-femme, je suis seule dans le cabinet. Nulle obligation d’entendre la vie des autres patients, ni de faire partager la mienne (et celle de mon périnée).
Deuxième argument, après avoir dévoilé mon intimité à tout le service lors de l’accouchement et des suites de couches, je suis (bizarrement) moins encline à me dénuder, préférant le faire devant une praticienne dont c’est la spécialité.
Enfin, dernier argument, et non des moindres, cette nouvelle vie qui s’offre à nous depuis plusieurs semaines s’accompagne d’une multitude d’interrogations. Allaitement, sommeil, santé de bébé ou même retour à la sexualité, une sage-femme est formée à toutes ces questions.
Mon choix est donc fait, les rendez-vous sont pris, retour sur 5 semaines et 10 séances de travaux.

Première séance, place à l’état des lieux. Après étude (manuelle), mon périnée est jugé « moyen », à 2/5 soit 8/20… Personnellement, quand je ramenais un 8/20 à la maison, mes parents n’ont jamais trouvé ça « moyen »… bref, il y a du boulot. Je repars avec une ordonnance pour la meilleure alliée de mes prochaines semaines : madame la sonde. A quoi ressemble un sonde me direz-vous ? Tout simplement à un tampon hygiénique… géant. Rien de bien sorcier, ni effrayant.
IMG_1863Deuxième séance, place aux choses sérieuses. Dans un premier temps, il faut travailler. Contracter devant, derrière, au milieu, tout en suivant sur l’écran la progression de l’effort, un vrai régal… Ce qui est amusant, c’est que la sage-femme prononce les mêmes paroles que lors de l’accouchement : « allez on tient, on tient, encore, encore, et on souffle ». Sauf qu’il ne s’agit plus de pousser, mais de serrer. Un encouragement appréciable, surtout lorsqu’au début il est bien difficile de tenir la longueur…
IMG_1866Après ces exercices, place à la stimulation électronique. La sonde ne sert plus à enregistrer l’intensité du travail, elle fait office d’un véritable Sport-Elec intime. 20 minutes d’alternance entre contraction et repos. Au fur et à mesure, la sensation diminue, le corps s’habitue. Il est temps d’augmenter l’intensité. A la fin de la première séance, j’atteins péniblement les 40%… Il y a du boulot. De quoi constituer un vrai challenge. Cinq semaines plus tard, et grâce à des exercices quotidiens à la maison, je termine à 80%. Joli travail !

Bilan de l’opération, même si cela demande du temps, de l’effort, même si ce n’est pas forcément évident avec un microbe qui hurle dans son Cosy, ne négligez surtout pas la rééducation périnéale, si possible avec soutien électronique. Selon le logiciel (dont je n’ai malheureusment pas bénéficié), le travail peut même être plus ludique qu’une simple courbe à suivre.
Et pour cela, pensez que vous pouvez faire appel à une sage-femme libérale. Une spécialité qui englobe la vie de la femme dans son intégralité. Suivi de grossesse, préparation à l’accouchement, mais également suivi gynécologique de la contraception à la ménopause, en passant par la pose de stérilet, le frottis… Le tout dans une ambiance bienveillante et des délais souvent beaucoup plus courts.

 

2 comments

  1. mamikat dit :

    la kiné de MAMIKAT utilise également cette technique auprès de ses patientes et apporte également du fait de son expérience ( 30 ans déjà ) et 3 enfants des réponses aux questions des mamans

    En effet , toutes les communes sont pourvues de kiné formés à ces techniques mais pas forcément de sagefemme libérale

    • super administratrice dit :

      Effectivement les sages-femmes libérales utilisant l’électrothérapie sont trop peu nombreuses.
      Mais les kinés qui prennent le temps pour écouter leurs patientes sont également en pénurie. Dans mon ancienne commune il n’y en avait qu’une à proposer la rééducation périnéale, et question empathie on a vu mieux… Tout le monde n’a pas la chance d’avoir Mamikat dans son secteur 😉

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