Vive la routine !

IMG_1498Que le temps passe vite ! Voilà déjà un mois que notre nouvelle vie a commencé, un mois que nous avons mis les pieds dans cette maison, un mois que les enfants ont découvert leur nouvel environnement, leur nouvelle école… et surtout un mois que nous avons mis à profit pour développer un mode de fonctionnement quasi sans faille. Jusqu’à quand ?

Le manque de vie sociale (et surtout du cocon que j’ai laissé derrière moi) mis à part, je dois dire non sans surprise que j’adore ce nouveau quotidien. Moi, la femme active toujours dans rush, ne pensais pas trouver autant de plaisir à chercher de nouvelles idées de repas deux fois par jour, à enchainer les lessives aux vaisselles et prévoir les listes de courses (que l’abandon de la cantine rend nettement plus conséquentes). Même la dimension administrative que nécessite un emménagement (CAF, CPAM et autres acronymes) m’amuserait presque. Et ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est tout ce temps passé avec mes microbes, sans courir, tous ces repas partagés au calme (relatif tout de même, avouons-le, ils ne sont pas en cire non plus).

Il faut dire, au risque de passer pour une mère castratrice, que certains moments de la journée ne souffrent d’aucune latitude (ou si peu). A savoir par exemple : pas de petit dej sans être habillés au préalable (affaires préparées la veille, ce qui évite d’ailleurs toute association hasardeuse ou pull désespérément introuvable au moment du départ), pas de télé sans petit dej avalé, et quand Maman dit (ou parfois hurle) le mot magique « chaussures ! », on saute dans les baskets et fissa ! Ou encore pas de goûter dans devoirs bouclés, et ensuite pas de sortie, ni télé (récompense suprême vous l’aurez compris, oui j’ai honte et je le revendique), sans chambre impeccablement rangée. D’ailleurs, cette étape permet bizarrement de réduire assez drastiquement le temps consacré aux suivantes…
Bref, la mécanique est bien huilée, et le moindre grain de sable peut rapidement enrayer la machine (comme par exemple le petit copain qui participe depuis quelques semaines à notre épopée matinale, et qui semble beaucoup moins sensible à mon autorité coercitive).

Alors quand le grain de sable s’apprête à peser près de 3kg, comment ne pas l’assimiler à une vraie tempête et appréhender un tant soit peu son déferlement ? A moins de deux mois de l’échéance, je ne peux m’empêcher d’imaginer chaque instant avec un Micromoy en plus dans le tableau. Les allers-retours à l’école en plein hiver sous la pluie, les trajets au judo en plein hiver sous la pluie, les courses en plein hiver sous la pluie (Dieu merci Chronodrive existe)… Bref, j’ai quand même un peu peur.
Comme toute future mère, j’ai hâte de voir sa bouille, de découvrir son petit visage délicat, de m’attendrir en lui donnant le sein… sauf si c’est pile à l’heure de la sortie ! Depuis deux semaines, à l’école je regarde avec envie la Maman parfaite qui sort de la maternité avec son jean parfait taille 34, et son bébé parfait dont je n’ai jamais entendu la voix. Et bizarrement, je ne me vois pas à sa place. J’imagine plutôt la panique totale, quand la faim tiraillera Mini juste pendant le vilain quart d’heure séparant la sortie de ses deux frères. Episode suivi forcément d’une tétée à rallonge, lorsqu’il s’agira de préparer le repas ou de repartir… Et que dire du débordement de couche juste au moment de partir le matin, et de se rendre compte que le pare-brise est givré…

Une chose est sûre, il faut que je profite de ces dernières semaines de relatif calme pour apprécier au maximum les douches matinales, les petits et grands déjeuners en famille, les arrivées à l’heure à l’école sans pression… Soyons honnêtes, tout ceci n’est qu’éphémère. Soyons honnêtes, malgré tout le bonheur que procurera l’arrivée de ce nouveau petit être, quelques regrets seront forcément au rendez-vous. Et, soyons honnêtes, j’aurais beau vouloir être la mère la plus parfaite qui soit, au plus près des besoins de mon nouveau-né, en bon petit dernier il devra lui aussi s’adapter aux habitudes de la fratrie. Vite apprendre à attendre son tour si ce n’est pas possible de manger, accepter les tétées interrompues, ou apprécier les siestes dans le cosy au lieu du couffin douillet…
Que toutes les Françoise Dolto en puissance et les méga maternantes me jettent les premières pierres, Minimoy les mettra dans sa super collection de cailloux !

 

2 comments

  1. Mamikat dit :

    Une situation identique à été vécue par ta petite sœur Axelle qui n’en a pas trop souffert
    Alors pas d’inquiétude tout se passera bien

    • super administratrice dit :

      Naissance en juin, départ pour l’école à pied et 6 ans d’écart avec la dernière, d’un point de vue logistique c’est pas tout à fait identique tout de même 😉

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