Les jolies colonies de vacances

Une semaine déjà ! Une semaine sans cris, sans disputes, sans dessins animés ni négociations à la Playstation… Une semaine avec moitié moins de lessives et de cuisine. Je devrais jubiler, mais pas tant que ça. Déjà une semaine que mes grands microbes sont partis vers leur colonie respective, et j’ai l’impression de ne pas les avoir vus depuis un mois…

Un départ en colonie de vacances, c’est quoi ?

Tout d’abord, une colonie c’est un choix cornélien du lieu et de l’activité principale. Cette année, Minimoy atteint enfin le Graal. Depuis trois années, il voit son frère partir et pas lui, c’est pas super juste. Alors cette année, l’âge requis enfin arrivé, à lui le catalogue !
Privilège suprême, c’est à lui de choisir en premier. Car, parents indignes ou non, ici c’est à chaque microbe son lieu de vacances. Que chaque enfant vive sa propre aventure ; que le petit ne s’accroche pas au grand, qu’il s’épanouisse tout seul, qu’il s’autonomise ; et que le grand ne se sente pas obligé de veiller sur le petit, qu’il puisse faire les bêtises et dire les gros mots qu’il veut sans risquer d’être cafté (on ne va pas se mentir, la colo c’est le lâchage total) 😉 .

Une préparation titanesque

Le choix est fait. Pour Mini, la cuisine à la plage, pour Maxi le kart à la montagne. Deux lieux différents, donc deux valises différentes… C’est là que mon boulot commence (forcément un peu à la bourre on ne se refait pas). En premier lieu, le linge. Une pile de lessive pour que tout soit prêt (et des garçons habillés un peu à l’arrache quelques jours pour ne pas salir ce qui sera emporté).
Puis vient le pire de tout, le marquage… Heureusement pour moi, terminées les étiquettes cousues, vivent les thermocollantes. Le fer à repasser est content de sortir (pour la dernière fois avant Noël), et moi moins ravie de passer une soirée à coller des bouts de papier sur une quarantaine de t-shirts, polos et pantalons. Tout ça pour voir sur les photos qu’ils portent toujours la même chose !

Vivent les étiquettes, et vive le net ! Cette année le bonheur est passé par le site Ludilabel. Un large choix de motifs, de couleurs, et des licences (la classe de partir en colo avec des shorts et pyjamas « Je s’appelle Groot » quand même). Chacun a pu choisir, et Maman pressée a adoré la livraison en 48h. Avec un carnet, on marque tout ! Chaussures, doudous, sacs, brosses à dents, shampooings et crèmes solaires, on ne prend aucun risque de perte ou « d’emprunt ». Si je n’avais pas une manie de couper les étiquettes au ras des consignes de lavage, j’aurais même pu laisser le fer au placard pour n’utiliser que les autocollants (résistants à la machine).

Le plein de câlins avant le grand départ

1h30, veille (ou plutôt matin) du grand départ. Tout est enfin étiqueté, l’inventaire et les dizaines de papiers administratifs sont remplis, les paquets de bonbons à partager sont glissés dans les sacs, les valises sont fermées et les affaires du lendemain sont prêtes de la tête aux pieds. Maman peut enfin aller se coucher, tout va rouler !

Sauf que, qui a dit que tout prévoir empêche l’imprévu ?
Pour éviter le stress des bouchons, on prend une bonne marge… cependant insuffisante pour retourner chercher les casquettes sagement laissées dans le couloir et dont l’oubli est remarqué 15mn après le départ. « Et mes lunettes de soleil aussi ! » Bon bah là, après un cri primaire, pas le choix, on repart (bien entendu sur une zone de travaux, ce serait trop facile. Donc on fait le grand tour). Puis 5mn plus tard « Ah bah non elles sont là ». On souffle un grand coup (on étouffe le deuxième hurlement primaire), et re-demi-tour (toujours sur la zone de travaux).
Les casquettes ? On en trouvera bien sur la route. Et bien non ! Pas une station service qui en vende (mais on peut trouver des boules à neige). Arrivée à Maisons-Alfort, miracle, un Intermarché ! Et bien on peut acheter des crocs, des tongs, des foulards… mais pas de casquette. A force de chercher, la marge a fondu. Minimoy sautera dans le bus avec ma casquette, et sans câlin. Le cœur est gros à travers la vitre, il n’en faut pas plus pour une Maman émotive qui cache ses larmes derrière les lunettes de soleil. Un peu difficile pour une première fois…

Une nouvelle vie de jeune couple

Les larmes ont séché, Maximoy est également parti (avec une casquette toute neuve, merci à l’heure de battement qui me faisait initialement un peu suer…). Youpi la vie sans enfants commence ! Bon ok il en reste une (qui cherche sans cesse ses frères adorés), mais c’est pas pareil. Le soir c’est biberon, pas obligés de manger des légumes. On peut faire un apéro géant ou même faire une soirée fajitas que Maximoy déteste, c’est la vie de jeune couple qui recommence ! Aucun risque de « visite » impromptue d’un microbe qui n’arriverait pas à dormir, ou aurait soif, ou trop chaud ou… bref, c’est la liberté sous la couette ! Et un seul enfant c’est quand même plus facile à faire garder, alors on profite même du grand week-end pour s’échapper en amoureux.

Pas question pour autant de se tourner les pouces. Les enfants en vacances, ce sont les travaux qui commencent… Ou plutôt en ce qui me concerne gros rangement et tri dans les chambres. C’est fou ce qu’ils peuvent accumuler comme trucs inutiles. Allez zou, à la poubelle ! Le mystère des placards qui se vident est également résolu : chaussettes seules et linge sale rivalisent d’originalité pour se camoufler. Moi qui pensais en avoir fini avec les lessives…

Les nouvelles et l’eau ont l’air bonnes

Les colonies, c’est surtout des nouvelles au compte-gouttes. Terminée l’époque des cartes téléphoniques ou de l’appel en PCV. Si pas de portable, pas de coup de fil. Alors on scrute quotidiennement les blogs pour apercevoir des photos de nos têtes blondes (ou plutôt leurs habits pour pouvoir les reconnaître), mais on peut facilement rester plusieurs jours sans les apercevoir. Et là, c’est le drame pour une Maman en manque. Et s’il s’ennuyait ? Il n’est pas malade sinon on aurait été contactés, mais alors pourquoi ne le voit-on pas ? On appelle ou pas ? Non il faut le laisser tranquille. On se contente d’envoyer une petite lettre (ou un colis avec une casquette), et on attendra le débriefing à l’arrivée (avec ce qu’ils daigneront raconter). Mais en attendant, le temps paraît quand même bien long pour ceux qui restent…

 

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5 comments

  1. J’adore ton article ! Ça me permet de savoir comment se passe le départ des enfants côté parents. Moi qui ai été animatrice et maintenant de directrice !
    Des bisous

    • Merci ! Je ne pense pas avoir assez insisté sur l’importance du blog. Sur les deux microbes, l’un dispose d’un blog concis mais précis, l’autre d’un amas de photos sans doute très chouettes, mais tellement lourdes qu’on n’en voit qu’1 sur 6 en moyenne, et ce sont presque toujours les mêmes dessus… Je te laisse apprécier ma frustration de maman poule….

    • Et oui ! Côté Maman c’est juste l’angoisse…

  2. Maman BCBG dit :

    Aahhahaa, le départ en colo comme si on y étais !
    Je pense que tu dois être traumatisée des casquettes 🙂
    En tout cas c’est chouette que tu les laisse choisir leur destination à eux tout seul.

    Ça me rappelle des souvenirs de départ en camp scout, avec les piles de linge de maman, et les marquages de vêtements… tout ça pour revenir avec un uniforme raide de crasse et des tee-shirt définitivement irrécupérables (l’argile rouge, ça tache…)

    • Lol c’est clair que ce sera l’été des casquettes parce qu’après l’avoir reçue par colis en mode VIP à la colo, Mini a « oublié » la sienne après notre première semaine à la montagne.
      Casquette 2 – Minimoy 0

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