Les vacances : un plaisir qui se mérite

Les vacances, c’est comme un accouchement : avant de goûter au bonheur, il faut une longue préparation, quelques imprévus, une mise en route plus ou moins longue, et souvent c’est Maman qui s’y colle… Petit exemple, avec le séjour logistique par excellence : le ski !

Le prétravail :l’étape la plus longue

Une semaine avant le D Day, commence le prétravail : la préparation des bagages.
On commence par l’échographie, état des lieux obligatoire. Sachant que depuis 2 ans nos microbes s’affranchissent de leurs parents pour dévaler les pistes, il est plus que temps de réaliser qu’ils ont diablement grandi, et qu’il faut absolument refaire une garde-robe molletonnée à Maximoy, ainsi qu’un investissement plus qu’indispensable dans une paire d’après-skis… 4 pointures de plus que les derniers (il devait être drôlement serré le pauvre, la honte).

Une famille de 5 qui part à la montagne, cela fait donc beaucoup de tissu à transporter. Ma solution miracle ? Le sac aspirateur. Car une combinaison, c’est quand même plein de vide. En un coup de pschit (pour le plus grand malheur de Micro qui en a une peur bleue), l’intégralité des effets  fond comme neige au soleil, et hop se glisse dans un pan de valise.

valise

Avant

Après

 

Allez, place au reste des habits. Car le principe des vacances au ski c’est : on s’habille, on se déshabille, on se change, on se rhabille, on se rechange, on se redéshabille, et on se rerehabille etc… Bref, une gymnastique vestimentaire qui demande un certain fond de roulement, surtout avec des microbes qui considèrent qu’une fois porté, c’est sale (et parfois c’est vrai #dernièregoutte)… Donc qui dit valise à remplir, dit lessives à enchaîner. Tâche qui se complique avec un préado passé maître dans la redécoration de chambre en coton et polyester. Beaucoup plus agréable au sol que le lino, mais beaucoup moins pratique pour remplir une valise…

Un stress inévitable

Alors commence la phase indissociable de mes préparations de vacances : celle où je maudis tout le monde. Maximoy qui doit faire commerce (ou bonne chair) de ses gros pulls et qui est incapable de retrouver son attestation ESF (qui le serait dans son capharnaüm), Minimoy qui rentre plein de terre avec un pantalon que je voulais emmener et qui remplit discrètement le bac de linge sale que je croyais vidé, Micro qui trouve rigolo de mettre à sac tous les tas de linge patiemment plié et trié, et bien entendu Mégamoy, qui se contente de préparer ses affaires, et qui donc ne comprend pas pourquoi tant de stress.

Bah oui, c’est vrai pourquoi ? Peut-être parce qu’il faut aussi penser au ravitaillement le plus pérenne possible pour éviter de passer un mois de salaire dans la supérette de station, parce que moi non plus je ne mets pas la main sur ce fichu carnet ESF, parce qu’il ne faut pas oublier les papiers qui justifient des cours déjà réservés, qu’il ne faut pas oublier les clés, les médicaments de base, les carnets de santé, parce qu’il faut aussi prendre des jeux, des DVD, des livres, et parce que tout doit tenir dans la voiture, et que c’est moi qui vais devoir m’en charger, donc que je dois penser optimisation de l’espace tout en étant exhaustive !…

La veille du départ, le salon ressemble à un champ de bataille. Mais grâce aux sacs aspirateur (et un sens aigu du pliage merci les jobs étudiant dans les magasins de fringues), tout rentre dans l’espace prévu. L’épicerie est calée dans des cartons de couches, des caisses et des sacs de courses jonchent le sol, j’ai espoir ça va le faire.

Jour J, H-4 reste un dernier détail, mon sac. Et oui, comme d’habitude Maman passe en dernier. Du coup pas le temps du tri, on prend tout ce qui ressemble à des manches longues, deux trois pantalons, pour le style on repassera (de toute façon mon blouson est rose flashy, le reste ne se verra pas).
Reste à remplir le coffre. Bien entendu, Micromoy n’a pas l’intention de se rendre utile en me laissant 2h de répit profitant d’une bonne sieste, du coup c’est attachée dans la voiture qu’elle m’observe dans une partie de Tetris géante. Et ô miracle, c’est une réussite. Le gros au fond, l’utile à portée de main, rien qui ne menace de s’écrouler, de la place pour les pieds des microbes, bref du grand art (oui, l’autosatisfaction est indispensable à l’équilibre d’une maman dont le monde est jonché de petites victoires invisibles).

Le travail : un trajet souvent bien plus long que prévu

Enfin le vrai travail commence : la route ! Distribution des sandwichs, des bouteilles d’eau, et des bonbons, mais également copilotage, maître zen (et parfois défouloir) lorsque le temps de parcours s’allonge malgré les détours conseillés par le GPS, médiateur lors des conflits fratricides, animateur de jeux et de karaoké… C’est vrai, pourquoi stresser ?

Quand enfin les premiers sommets approchent, c’est la péridurale. Même si les embouteillages sont loin d’être terminés, on commence à souffler. La perspective des premières boules de neige apaise instantanément les microbes. Même Micromoy semble sensible à la zénitude générale. Le reste de la route est certes encore long, mais tellement agréable…

La voiture vidée, les valises rangées sous les lits, on oublie tout, place enfin au bonheur blanc tant mérité. Les vacances, c’est comme un accouchement. Même si on sait qu’avant c’est souvent l’enfer, on y peut rien on recommence…

montagne

One comment

  1. […] de ces aspects logistiques (pour d’autres aspects pratiques, voir les détails de ma préparation chaotique), les vacances familiales à la montagne procurent des moments partagés inoubliables. Un partage […]

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