La guerre des étoiles

Aujourd’hui, fin de la semaine et fin des cours de ski. Les microbes sauront s’ils ont bien appris et s’ils méritent de l’afficher fièrement sur leur blouson au retour des vacances, cette étoile tant convoitée.

On n’est quand même pas sympas comme parents. Nos microbes sont en vacances, et on les remet à l’école. Chaque matin ils doivent se lever à la même heure que s’ils allaient apprendre les fractions ou l’accord du COD. Comme d’habitude ils doivent déjeuner, faire leur toilette et s’habiller rapidement pour partir en cours avant que le cours ne parte sans eux. Sauf que, contrairement à une semaine classique, cette fois-ci ils font tout cela avec plaisir. Bizarrement ils préfèrent apprendre à tourner qu’à compter.

Et comme à l’école, à la fin c’est le contrôle, c’est la note. Une note qui prend du galon, qui s’enrichit avec le niveau. Une étoile qui ne demande qu’à briller et faire briller celui qui la porte fièrement. Mais plus les années passent, plus elles sont difficiles à décrocher, ces étoiles. Quand l’assiduité ne suffit plus, quand le chrono et la technique commencent à régner en maître, il faut commencer à préparer notre microbe à un éventuel échec, surtout quand ce mot est difficile à envisager pour lui. Et pourtant, s’il pouvait réaliser à quel point la couleur d’une médaille ou le métal de l’étoile peut nous être égal, tant qu’il prend du plaisir.

Des étoiles qu’on préfère dans les yeux

Evidemment, voir notre progéniture sur un podium entretient notre fierté. Mais voir un sourire sur son visage quand il prend une bosse, quand il s’éclate avec de la vitesse ou même quand il « se gamelle » est tellement plus beau qu’un simple temps sur un slalom.

Aujourd’hui, peut-être qu’ils auront échoué. Peut-être qu’ils n’auront rien à accrocher à leur manteau. Peut-être qu’il n’y en aura qu’un qui ramènera le sésame. Et ce sera à nous d’entrer en jeu, à nous de leur apprendre l’échec qui fait si peur. A nous de leur montrer que nous serons quand même fiers d’eux, de ce qu’ils auront accompli, des efforts qu’ils auront déployé pour atteindre leur objectif.

Ce matin, j’avoue que je ne faisais pas la fière quand ils sont partis bâtons en main. Car même si je sais que l’échec fait partie de la vie, qu’il est très instructif et qu’il ne peut qu’aider à préparer l’avenir, je ne suis pas maso. Je préfère quand même voir les étoiles dans leurs yeux qu’avoir à gérer leur déception. Je préfère payer une crêpe de récompense plutôt qu’une crêpe de compensation (même si du coup il y aura quand même une crêpe à la fin). Verdict dans quelques instants…

3 comments

  1. Adeline dit :

    Comme ce texte est beau et bien crut comme toujours je le ferai lire à Louis ce qui lui permettra de me croire quand je lui dit que je m’en fiche qu’il n’ai pas eu son étoile et que son frère à fait preuve de beaucoup d’humilité car il est rentré avec la sienne sans même évoquer le sujet quand il a su que tous les deux n’avaient pas eu la même chance 🙂

    • Adeline dit :

      Bien écrit je voulais écrire ton texte n’est pas crut du tt !!!! Satanée écriture intuitive !!!!

    • super administratrice dit :

      Merci !
      D’ailleurs mon propre texte m’a permis de gérer et d’anticiper la « crise » la deuxième semaine, car Minimoy a raté sa deuxième étoile.
      Un bravo d’ailleurs à l’ESF qui a quand même donné une médaille, ce qui a permis de limiter la casse…

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