On profite !

robinet enfantPrès d’une semaine sans eau chaude, ça vous change une femme !
On passe le temps à se plaindre, à espérer autre chose, #toujoursplus ! Mais qu’est-ce que l’on peut avoir tort, qu’est-ce qu’on peut être c**s, nous habitants de pays « civilisés »… On peut ne pas avoir de Rolex à 50 ans, sans avoir raté sa vie. On peut ne pas être cadre et être heureux au travail. Nous avons tout à disposition et nous trouvons encore le moyen d’être insatisfaits.

C’est vrai, qui se rend compte de la chance d’avoir de l’eau chaude dès qu’il tourne le côté rouge du robinet ? Et bien, avant d’en être privée, pas moi en tout cas. Même en temps caniculaire, au gant et eau froide la toilette matinale fait mal. Non mais sérieux ils faisaient comment avant ? Comment elle faisait Caroline Ingalls pour avoir ses cheveux toujours propres ? Et docteur Quinn qui se baladait crinière au vent dans le sable de Colorado Springs ? Perso, merci Franck Provost et le shampooing sec, car ma coupe courte et moi n’aurions jamais trempé une pointe dans une bassine fraîche…

Pour ne pas plagier le « taulier » de Nikos, n’attendons pas l’envie d’avoir envie. Profitons de ce que nous avons à disposition.
Un congélateur quand il fait chaud (ou quand on n’a pas fait les courses), un radiateur quand il fait froid, une voiture qui démarre (même si ce n’est pas une Porsche, souvenez-vous de la panique quand on a frôlé la pénurie d’essence), une lampe qui s’allume, de l’eau qui coule, une armoire pleine (même si on n’a jamais rien à se mettre)… Et au delà, profitons de ce que notre société nous offre et qui n’est pas forcément automatique selon l’endroit où l’on vit : un supermarché approvisionné, un service de santé accessible (pensée aux déserts médicaux ou aux fermetures de petites maternités), une couverture sociale (encore) efficace (sans râler sur ce qu’ont les autres), un pays démocratique, un accès Internet libre, une offre culturelle riche (si on n’aime pas, on ne regarde pas).

On profite du moment

Quelques exemples concrets pour les plus sceptiques. Prenons pour thème la parentalité, et notre fâcheuse tendance à attendre avec impatience la prochaine étape :

mains enfant

  • Bébé ne marche pas ? Quelle chance ! Il ne peut pas fouiller les placards, et on peut le poser avec la certitude de le retrouver (à peu près) au même endroit.
  • Marre d’être enceinte ? Oui les derniers mois sont pénibles, mais quand c’est terminé, quand le dernier est (enfin) sorti, finis les petits coups (et les caisses prioritaires).
  • Il ne fait pas ses nuits ? Bon ok vous serez difficile à convaincre, mais un jour les moments de câlins en tête à tête dans le calme de la nuit vous manqueront, si si !
  • Il ne sait pas encore lire ? Profitez-en pour lui raconter plein d’histoires. Après il n’aura plus besoin de vous pour s’endormir et c’est vous qui quémanderez un petit moment au coucher.
  • Né début janvier il ne peut pas entrer à l’école en septembre ? Ok c’est pénible (et coûteux) de le faire garder une année de plus. Mais vous gagnez du temps sur les premiers devoirs, le CP est beaucoup plus loin que prévu ! Et en sport il sera certainement plus fort que les autres pendant un moment.
  • Bébé n’a pas beaucoup de cheveux (oui ça sent le vécu) ? Et bien au moins il n’aura pas chaud pendant l’été. Et ouais, pas de tignasse trempée, pas de tonsure qui pue la transpiration (là aussi je parle en connaisseuse), pas de nœuds, et pas non plus de bouloches aux pointes qu’on ne peut que couper (car Ariel ne fait pas encore de cosmétique).
  • Il n’est pas propre ? Au moins avec une bonne Pampers 12h vous êtes tranquilles sur la route des vacances. Parce qu’un arrêt pipi en plein accordéon sur l’A7, c’est pas hyper pratique.
  • Il ne veut pas de biberon ? Ok c’est stressant en vue de la reprise du boulot, mais quel bonheur l’allaitement !
  • Il se débat sur le plan à langer ? Dites-vous que vous avez toujours la maîtrise du choix vestimentaire. Un jour il trouvera son « style » : gothique, grunge, néo-hippie, ou, horreur suprême, tectonique (tout revient j’ai peur…), ils passent (presque) tous par une période pourrie. Oui, un jour il vous fera honte…
  • Loulou est trop petit pour Space Mountain ? Il est déçu mais cela veut dire qu’il a besoin d’être accompagné pour les attractions. Après il ira à Disney (et ailleurs) sans vous…

Dernier argument qui vaut pour chaque chose pour lesquelles votre aide est indispensable. Un jour il pourra (et voudra) les faire seul. Oui, un jour il grandira. Un jour vous regretterez d’avoir voulu qu’il grandisse. Un jour il partira, et vous regretterez d’avoir voulu être tranquille. Un jour il sera peut-être plus grand que vous, et vous regretterez les heures où il ne voulait que vos bras.

Et puis, un enfant qui grandit, ce sont des parents qui vieillissent. Alors laissons-leur l’enfance, et laissons-nous notre jeunesse (qui n’est pas éternelle, malgré tout le Q10+ qu’on pourra s’étaler sur le visage).

2 comments

  1. Maman BCBG dit :

    Tres bel article…. même si je fais partie des mamans qui ont hâte que leurs enfants grandissent (mais surtout car le quotidien est assez dur en ce moment…)

    Et au début de ma vie étudiante, j’ai passé 2 mois sans salle de bain. L’horreur, je faisais 40 minutes de métro 2 fois par semaine pour avoir une vraie douche chez une cousine. Le reste du temps gant de toilette et shampoing sec… dur au mois d’octobre et de novembre !
    C’était il y a plus de 10 ans (aouch!) et même encore maintenant je savoure le jet d’eau chaude qui sort de ma douche !!!!!!

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