Youpi c’est la rentrée

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Cela n’aura échappé à personne, pas même à mamie Jacqueline au fin fond de son EHPAD des Cerisiers, hier c’était la rentrée, véritable marronnier à côté duquel on ne peut pas passer. Les Bleus n’avaient pas besoin d’écraser le Luxembourg, de toute façon les unes des journaux étaient déjà prêtes.
Pas un JT sans le rituel reportage sur le petit déjeuner de la famille Trucmuche, et les pleurs de minimachin qui découvre la petite section. Sur la toile, les photos des microbes cartables au dos ont envahi les réseaux, ainsi que les messages de soutien général à l’ensemble des écoliers de France et de Navarre (qui bien entendu ont été lus par les intéressés).
Je vous rassure, je n’ai pas dérogé à la règle. Et comme tout le monde, je regarde avec émotion les anciennes photos de mes microbes année après année tout en anticipant avec une pré-nostalgie les prochaines…

cartable minimoyMais place au présent. Une fois arrivés dans la cour de l’école (après avoir réussi à se garer), c’est un véritable défilé de mode enfantine. Les garçons avec leurs baskets neuves, les petites filles habillées comme des premières communiantes, tous délicieusement dorés par deux mois d’oisiveté estivale, on se croirait dans un catalogue la Redoute (paix à son âme). D’ailleurs les photos de classe devraient se prévoir dès le premier jour, ils sont tous beaux, coiffés et bronzés (ça évite le risque de la faire le jour du sport). Pas de classe décimée par les épidémies de gastro ou de grippe (oui oui préparez-vous on y passera aussi cette année), et même la maîtresse sourit ! Bref, la rentrée, c’est la fête pour tout le monde… ou presque.

La rentrée n’est pas un long fleuve tranquille

Quel parent peut se targuer d’avoir passé des rentrées sans pleurs, sans adieux déchirants voire sans hurlements primaires ? Pas moi en tout cas. Pourtant, la veille, et jusqu’à l’entrée, les enfants sont tous ravis d’enfin aller à l’école. Mais dans les textes seulement… Car qu’est-ce que l’école pour un microbe de 3 ans ?
Simplement un lieu de séparation opaque qui lui retire tout lien avec papa et maman, après avoir passé 2 mois idylliques de cocooning (et qui dit qu’ils vont vraiment revenir ?).
Un lieu où on lui demande de rester tout seul, au milieu d’autres congénères en larmes, avec deux inconnus adultes à qui on lui demande de faire immédiatement confiance, sans la moindre période de transition. Même à la crèche on prend un temps d’adaptation, et on retrouve les mêmes référents d’année en année. Alors non, même un enfant de crèche n’ira pas forcément en courant à l’école, ce n’est pas pareil.

Et désolée pour les optimistes (et les prétentieux), un enfant qui ne pleure pas le premier jour ne garantit pas 100% des matins faciles. Le premier jour, c’est nouveau c’est sympa. Mais le lendemain on ne lui fait plus, il a compris que Maman ne revient pas avant plusieurs heures. Alors parfois les larmes commencent (surtout si c’est toujours la crise pour certains copains), et parfois elles durent longtemps, voire très longtemps (je parle de source très très sûre, mais promis en CM2 il ne pleure plus).
Ensuite, chaque changement peut être source de drame. Une nouvelle école, un passage en CP, Maman qui repart avec la petite sœur, des copains dans la mauvaise classe… Les sources de désarroi peuvent être nombreuses, et comme le jour de la rentrée on est souvent fatigué, l’émotion est décuplée et la vanne fragile.

Patience et compréhension, les clés de la rentrée

Alors parents, montrons-nous bienveillants et compréhensifs.
Oui, les enfants ont le droit de préférer rester à la maison plutôt qu’aller à l’école.
Non, ils ne voient pas l’intérêt d’avoir un lieu pour apprendre (je dirais même qu’ils s’en fichent royalement). Ils se passeraient bien de la lecture ou des tables de multiplication, et puis de toute façon Maman peut très bien leur enseigner vu qu’elle sait lire et compter (ou presque).
Non ils n’y vont pas pour leur avenir, mais pour que leurs parents soient débarrassés.
Non ce n’est pas plus sympa à la cantine.
Oui c’est bien de jouer avec les copains, mais on en a aussi dans le quartier (et souvent ce sont les mêmes).

Allez parents, pas de pression, les larmes finissent toujours par sécher, soyons patients. Même si on déteste voir ses loulous pleurer, et que personnellement il n’en faut pas beaucoup pour que me yeux se mouillent (c’est parce qu’il y a beaucoup d’allergènes vers chez moi), ça passe souvent plus vite qu’on ne le croit.
Souvent d’ailleurs dès que l’on a le dos tourné, finie la crise ! A croire qu’ils pensent que cela nous fait plaisir de les voir tristes de nous quitter!…

Allez, youpi, c’est la rentrée !!! Les vacances peuvent commencer !

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4 comments

  1. Maman BCBG dit :

    Géniale ton idée de photo de classe le premier jour… j’adore!! (Et pour nous la gastro a déjà frappé!!)

    On sent quand même l’expérience de nombreuses rentrées;)

    En tout cas j’ai beaucoup ri en te lisant !!!

  2. Smidge dit :

    Jamais eu un seul pleur à l’école, ni pour la première, ni pour la seconde (respectivement maintenant en 6ème et en CE1).
    Dès les premières minutes, elles ne tenaient déjà plus la main et elles commençaient à apprivoiser les lieux.

    Je crois surtout que beaucoup de parents projettent leurs propres craintes à devoir se séparer de leurs enfants le jour de la rentrée.Et que c’est cette tension qui rejaillit de leur part…

    • super quelle chance !
      Personnellement je n’avais initialement aucune appréhension, j’étais réellement persuadée que cela passerait comme une lettre à la poste.
      Pour l’entrée au CP de Maxi c’était pareil, aucune crainte de notre part.
      Après les premiers jours difficiles vient en revanche l’appréhension car on ne comprend pas vraiment les causes, et surtout on ne trouve pas la solution…

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