Finies les couches

Maintenant que la décision est prise (voir pour ou contre la propreté), il va falloir se lancer. Enlever les couches, commencer la guerre du pot, et prier pour que ce ne soit pas trop long. De mon côté, je peux le dire, à 22 mois Micromoy est (presque) propre. Laissez-moi vous livrer mes petites astuces…

Le commencement

pot montagne

pipi avec vue

Tout d’abord, on commence quand ? Ici, 3 microbes, 3 âges différents pour supprimer les couches.
Dans un premier temps, bébé doit être physiologiquement prêt. Nul besoin de commencer avant qu’il ne sache monter les escaliers, preuve physique qu’il est capable de contrôler ses sphincters, et donc se retenir.
Ensuite, tout dépend de la maturité de l’enfant. A mon sens, rien ne sert de lancer la démarche avant la parole. Comment demander le pot si on ne sait pas l’exprimer ? Chaque chose en son temps, le langage est tout de même plus important.

Au-delà de ça, bébé peut être prêt ou non, et rien de mieux qu’un parent pour le ressentir. Oui, même si Mamie a-le-fils-de-sa-voisine-de-palier-qui-est-déjà-propre-tu-te-rends-compte-?, ce n’est pas forcément le moment pour Loulou. Si Maximoy a enlevé les couches l’été de ses 2 ans du jour au lendemain, Mini, même âge, même saison, trouvait rigolo de voir le pipi couler le long de sa jambe. Nous n’avons pas insisté, et lui avons reproposé quelques mois plus tard. C’était un 2 janvier : nouvelle année, petit garçon devient grand, il a totalement adhéré à cette idée.
Quant à Micro, propre à 22 mois certes, mais après près de 3 mois d’apprentissage (2 avec couches, et 1 sans), et championne familiale des culottes mouillées et des pipis par terre. Quand elle oublie, elle s’oublie…  Mais elle était prête, et quand on lui demande couche ou culotte, plus aucune hésitation.

Le matériel

pot ikeaInstrument de base, le pot. Il doit être confortable, et pourquoi pas rigolo. Je n’ai pas succombé à la tentation du pot électronique qui chante quand le pipi arrive, mais why not ? Personnellement j’ai opté pour le pot Ikea. Un grand dossier, et surtout un fond amovible, beaucoup plus pratique pour le vider sans la goutte qui dégouline le long du montant. Micro adore aller le verser toute seule. Bon parfois elle ne parvient pas jusqu’aux toilettes, mais l’intention est bonne.

Et des pots, il y en a un peu partout ! Un dans le salon (pour le moment), un dans sa chambre, et un dans la salle de bains, bref tous les endroits où elle est susceptible de se rendre. Et dans chaque toilettes, un réhausseur (bon aucun mérite sur la quantité, mademoiselle a pas mal hérité). Objectif : qu’elle puisse aller d’elle-même sur le pot dès que l’envie se faire ressentir.

Et qui dit plus de couches, dit culottes (ou slips). Là encore, il faut jouer sur le visuel. Non, on ne fait pas pipi sur Oui-Oui ou Flash McQueen ! Micromoy est venue choisir ses culottes avec moi, quelle fierté ! Elle a opté pour Minnie et un lot d’adorables petits chats et lapins (heureusement Peppa Pig était en dehors de son champ de vision). Mieux vaut prévoir large, car une pénurie de change est vite arrivée (surtout quand il faut en donner à la crèche ou chez la nounou).

Dernier investissement pour ma part, la lecture adéquate. Les enfants adorent les livres, et il y en a plein sur le sujet. Tous les personnages préférés des petits passent par cette étape, profitons-en ! Ici, Tchoupi et Petit Ours Brun sur le pot ont accompagné des heures sur le trône. Par ailleurs, j’ai également acheté un pot pour le bébé de mon bébé afin qu’elle puisse montrer l’exemple. Effet immédiat, elle a installé sa fille à côté d’elle et elles font ensemble (pas de poupée qui fait pipi ici car je trouve cela met de l’eau partout, mais ça peut marcher aussi).

La méthode

Le passage sur le pot doit être un moment agréable. Avouez-le, tout le monde aime prendre son temps aux toilettes, feuilleter un vieux magazine ou finir un niveau de Candy Crush. Alors pourquoi pas bébé ? Un livre, une chanson (notre préférée, « pipi sur le gazon »), voire un petit dessin animé. Personnellement, j’ai commis l’erreur de systématiser les compilations Youtube de Petit Ours Brun avec le pot. Au fur et à mesure, l’intention première est passée au second rang… Au-delà du fait que la famille est devenue allergique au générique (oh oh tiens voilà quelqu’un, la la la la c’est bon vous l’avez pour la journée ?), je vous laisse imaginer les crises à gérer lorsque nous avons décidé de rebrousser chemin et repasser à une utilisation plus basique.

A la maison, on laisse bébé les fesses à l’air (oulah j’ai dit fesses j’espère ne pas être censurée, j’aurais aussi pu mettre cul-nu). Pendant l’été c’est top, mais ça marche aussi avec de bons chaussons (un chauffage au sol est idéal, mais perso j’ai dû faire sans).
Au début, on propose très régulièrement, puis lorsque l’on obtient le pipi à la demande, on espace (tout en laissant les pots à disposition, voir plus haut).
Perso, à ce moment-là l’angoisse est à son paroxysme. Dès que Micro s’arrête, s’accroupit, je commence à trembler, et à demander 100 fois « tu veux le pot » ? Et parfois je ne la vois pas, alors elle profite de la liberté pour… m’envoyer chercher la serpillère.

caddie intermarchéVient ensuite la première sortie sans couche. Un aller-retour à la poubelle dans un premier temps, puis une balade plus longue, 10 puis 20mn, et enfin LA sortie, les courses. Gros stress déjà en installant Micro dans le siège-auto : « tu fais pas pipi hein ? ». Une fois dans le magasin, pas question d’aller dans le Caddie, c’est pour les bébés ! Quoi de mieux pour faire grande qu’un mini chariot ? Vive Intermarché qui a compris depuis des décennies le secret pour avoir des enfants sages ! Ma Micro était trop fière de balader son bébé dans les rayons. Bon, pas question de traîner, on prend l’essentiel et on rentre. Mais victoire, pas d’accident !

Et depuis, pas une sortie mouillée, mis à part deux pipis dans le siège (ce qui n’est pas très cool car c’est pas vraiment pratique à nettoyer. Ça existe les alèses pour siège-auto ?). En revanche, plusieurs oublis à la maison. D’où ma théorie : si bébé est en mouvement, s’il est occupé, pas d’accident. En même temps, vous avez déjà essayé d’uriner en marchant ?
Une fois que cette constatation est faite, à nous de lui proposer dès le retour à la maison, ou avant de prendre la voiture. Et chaque changement de programme doit donner lieu à un arrêt au pot. Avant de sortir, avant de prendre le bain, avant de lire une histoire, avant de jouer au loto… Motivée par l’étape suivante, elle se presse d’appeler le pipi et c’est fini !

Une victoire collective

En parlant de motivation, certaines théories préconisent de ne pas applaudir. Je ne suis pas d’accord. Quel intérêt trouverait bébé si son progrès n’était pas valorisé ? Certes au fur et à mesure l’explosion de joie familiale laisse place à un simple « bravo tu es grande », mais chaque pot rempli est remarqué. Les premières sorties sans couches pour aller chercher les garçons se sont mêmes soldées par une gaufre au camion de l’école. Bah oui c’est la classe quand même non ?
En revanche, même si c’est toujours rageant de devoir passer la serpillère, de lancer une nouvelle machine ou tout tenter pour éviter d’en mettre partout en enlevant la culotte, attention à ne pas gronder. On précise que ce n’est pas très bien, que c’est mieux dans le pot, et c’est tout ! Un pipi dans le slip n’est pas une bêtise, c’est un accident.

Enfin, l’apprentissage de la propreté doit se faire de concert avec tous les adultes s’occupant de bébé. Mais si généralement l’assistante maternelle suit et permet de continuer dans la journée, on peut difficilement demander à la crèche de laisser son microbe les fesses à l’air. Micro étant gardée deux jours par semaine, j’ai pu profiter de sa présence à la maison pour accélérer la démarche. Difficile lorsque l’on n’a que le week-end.
Ici, au fur et à mesure les couches de la crèche devenaient de plus en plus sèches. Un matin je suis arrivée avec deux ou trois culottes, et basta, Micro est propre ! Bon, j’ai dû ramener quelques pantalons mouillés, mais il fallait une certaine continuité. Difficile pour elle de comprendre sinon…
Par ailleurs, ce doit être un travail familial. Si Papa remet une couche dès que Maman a le dos tourné parce que l’OM joue ou qu’il est en train de bricoler, si Mamie ne joue pas le jeu parce que cela demande trop d’attention (ce qui est vrai mais il faut y passer), bébé ne comprend pas l’utilité et risque de prendre le pot comme une contrainte fixée par Maman. Plus de couche, c’est plus de couche. Pas d’exception. Et de toute façon il finit par le ressentir, c’est quand même beaucoup plus agréable de ne pas être mouillé en permanence (ah oui, si possible éviter également les couches qui laissent trop au sec, pour bien voir la différence).

J’espère que ces quelques petits trucs vous seront utiles. Et vous, comment s’est passé l’apprentissage de la propreté avec vos microbes ?

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4 comments

  1. Maman BCBG dit :

    Ah je ne te dis pas merci pour le générique de Petit Ours brun… la dernière fois je l’ai eu dans la tête 4 jours !!!

    Super tes astuces 🙂 Idem que toi, nous avons attendu le moment propice pour mon fils même si nous lui proposions systématiquement le pot à une période…
    Enfin là il est propre la journée depuis aôut (donc 3 ans et demi, pas pressé le garçon !), mais pas la nuit… et quand monsieur a la flemme, il fait la grosse commission dans sa couche du soir…. pas pressé de grandir.

    Alors (parceque bon, quand même on en a un peu marre ) j’essaye de ne pas faire de chantage mais… lorsqu’il veut aller faire du grand toboggan gonflable au marché je lui explique que c’est pour les grands qui n’ont pas de couche la nuit. J’espère que ça l’aidera à avoir un déclic… 😀

  2. Pour mes jumeaux j’ai eu beaucoup de chance : j’ai commencé et en quelques jours ils m’ont dit qu’ils ne voulaient plus la couches. Pour la nuit, par contre cela a prit plus de temps

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