Les aléas de la route

IMG_1728Le babyphone, ok. Deux gigoteuses, ok. Une couverture, un nid d’ange, ok. Une dizaine de bodys, autant de pyjamas, quelques tenues, ok. Des langes, une cape de bain, un paquet de couches, un paquet de cotons, la bouteille de liniment, ok. Ah oui, rajoutons la vitamine, une boite à musique, du sérum physiologique, des compresses, c’est bon on est prêt. On déménage ? Presque, on part pour quatre jours avec un nourrisson…
Pas seulement d’ailleurs. Période de vacances et de fêtes oblige, le voyage concerne la famille entière. Un premier déplacement à 5 qui restera dans les annales, histoire de nous immerger immédiatement dans le quotidien d’une famille nombreuse.

Premier arrêt station déjà épique. Si vous ne viendrez plus chez eux par hasard, ce ne sera en tout cas pas pour la nursery… Pas de protection sur le matelas, pas grave j’étends le lange. Fait assez rare, personne n’attend la place. Fort heureusement, car Micromoy semble avoir décidé de voyager léger, en laissant sur place tout ce qui lui encombre l’intestin.
La fourmi en moi est ravie qu’elle n’ait pas attendu la couche propre, la pragmatique est ravie qu’elle n’ait pas non plus choisi et fait déborder l’ancienne. En attendant, il faut écoper. Pendant que ma fille se vide, je vide le stock de cotons dont je dispose dans mon « kit de survie » (pochette indispensable qui contient le minimum syndical pour le change). Car le sac à langer est bien sûr resté dans la voiture. Pourquoi le sortir?? Bah pour changer le body qui finit par être touché par une rafale de caca moutarde… Tant pis, on éponge avec le peu de cotons qui reste et ça tiendra.
Ca y est, Micromoy est apaisée, reste à faire oublier notre passage. Le lange tout blanc ne l’est plus, et le matelas non plus. Elle ne fait rien à moitié la petite ! Pas grave, on essuie avec… le papier des mini toilettes, seul morceau de ouate disponible dans cette nursery sous-équipée.

Allez, on boucle à nouveau les ceintures, et on ne s’arrête plus. On a compté le temps qui nous sépare de la prochaine tétée, ça va passer… et non. Mademoiselle commence à couiner au péage. Allez, on dépasse cette aire, elle va se calmer. Et non ! Arrêt ravitaillement à 20 minutes de l’arrivée, normal. L’apéro attendra.

 

Après un séjour en mode retour aux sources lyonnaises et fiesta, on dit au revoir aux amis, on range la nostalgie dans sa poche, et direction la Picardie. Dans 6 heures maxi, tout le monde est nourri, couché, prêt à redémarrer l’année en beauté.
C’est sans compter sur une Durit récalcitrante qui ne semble pas apprécier le tourisme en Champagne-Ardennes. Arrêt obligatoire pour remettre le collier de serrage… et nettoyer l’intégralité des spaghetti bolognaises que Maximoy n’a pas trouvé bon de digérer. Et tant qu’à faire, autant donner à manger à Micromoy et ainsi éviter un nouvel arrêt.
Sauf que la réparation de fortune ne tient pas, direction la prochaine station pour un nouvel essai. Mais voilà, chez Avia, des tournevis on n’en vend pas. Mégamoy s’improvise Mac Gyver et serre comme il peut la vis avec une pince multifonctions (un couteau suisse géant quoi). Démarrage, arrivée sur l’autoroute et… encore raté ça ne tient pas. Entre temps, Maximoy remplit un nouveau sac…
Je vous passe les arrêts suivants, mais en résumé nous avons testé toutes les stations d’autoroute entre Troyes et la région parisienne, essayé toutes les méthodes pour attacher un fichu tuyau (l’attache plastique, le scotch…), jeté un nombre incalculable de sacs à vomi (heureusement à 7 ans on sait viser), nourri la petite deux fois plus que prévu… et expérimenté le Lyon-Compiègne le plus long de l’histoire en ne pouvant dépasser le 110km/h. Vous saviez que l’A5 était très vallonnée ? Après avoir grimpé les côtes à des pointes de 60km/h, nous oui !
11 heures de trajet, nous aurions eu le temps de faire l’aller-retour… Seul point positif de l’aventure, nous avons la confirmation d’avoir des enfants adorables en voiture, et ça n’a pas de prix dans des journées comme celle-là.

Si je devais ne retenir qu’une leçon de cette épopée, toujours avoir dans sa voiture un nombre suffisant de sacs plastiques (non troués), du papier absorbant en quantité, ainsi que… du gros scotch et un tournevis.

3 comments

  1. Mamikat dit :

    Et que dire d’une mamie qui envoie par hasard un Sms pour savoir si ses trésors étaient bien arrivés , et qu’elle apprend que ses enfants sont en rade sur l’autoroute?????
    Les tripes maternelles ont été vite reveillees

  2. papasaurus dit :

    mon dieu mais c est une épopée! … et plus passionnant que le Paris Dakar en argentine. Compiègne…. la nouvelle frontière.

  3. […] le retour des vacances de Toussaint. Un Lyon-Compiègne beaucoup moins long que le dernier (voir les aléas de la route), mais cette fois-ci je suis seule avec les trois […]

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