TAG – Vis ma vie de maman

Depuis plus de deux ans que je vous confie mon clavier, peut-être souhaitez-vous en savoir un peu plus sur la vraie vie derrière mes mots. C’est en tout cas le souhait exprimé par Maman BCBG derrière le TAG « Vis ma vie de maman » qui fait le tour de la blogosphère parentale. Alors ok, je vous parle de moi.

1-Présentes toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?
moi ou presque

c’est moi ! ou presque

En quelques mots, je suis Clémence. Bon c’est un seul mot c’est un peu léger. Je poursuis donc. Je viens d’avoir 35 ans (et de recevoir mon premier relevé de retraite, ouch… pour l’âge, et le nombre de trimestres qui restent). J’ai grandi dans la douce époque du Club Dorothée et des dessins animés de la 5 (mon préféré ? Princesse Sarah bien sûr !), de la Bibliothèque Rose et de la Game Boy (fan du petit mexicain de Tetris), de Premiers Baisers, Hélène et les Garçons et Beverly Hills. Je suis devenu ado dans la douce époque des boys bands (les vrais ! Take That, NKOTB et East 7), de Lovin’Fun, des posters Ok Podium et des fiches Star Club. J’ai rêvé du Londres victorien de Mary Poppins, mais aussi pleuré devant Jeux Interdits, mes deux films cultes. Bref, j’ai grandi dans une époque dorée quoiqu’un peu ancienne (si tu ne sais pas de qui j’ai parlé dans ce premier chapitre, je dois te paraître vieille)… J’ai une passion pour les comédies musicales (RIP Patrick Swayze et John Travolta (ah il n’est pas mort ?)) et la musique en général (la variété française, le rock des années 80 et 90, le classique, en fait tout sauf le rap, la techno… et Jul).

J’aime aussi beaucoup le sport, mais je ne suis pas hyper douée… Je me suis essayée à un certain nombre d’entre eux sans beaucoup de succès comme la gymnastique, le ski, l’athlétisme ou même le rugby (si si). Seule la danse a connu grâce à mes yeux, mais je doute un peu avoir trouvé la grâce de la danse… En revanche j’adore regarder les autres (j’ai aussi eu des posters des champions du monde 98 ou des Dieux du Stade), d’autant que je sais à quel point j’en serais incapable.

Mariée à mon Mégamoy depuis 10 ans (et en couple depuis 2000 c’est facile à compter), je suis l’heureuse Maman de 3 microbes en pleine forme (à mon grand dam parfois…souvent) : Tom alias Maximoy (9 ans), Robin alias Minimoy (6 ans), et Valentine alias Micromoy qui aura 2 ans en novembre. Wouah deux garçons, une fille, le rêve me direz-vous ? Franchement oui c’est top !

2-Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Pour mon Maxi, oui à 100%. En même temps je savais que j’avais une chance sur deux. Pour Mini aussi en fait, même je peux avouer maintenant que sur le coup j’aurais peut-être préféré une petite puce. « Vous savez, le sexe change au quatrième », annonçait fièrement le vieux gynéco (à un an de la retraite qu’il a prise sans prévenir), à mes yeux embués par la coupable désillusion de l’annonce fatidique. Alors pour la dernière (et ultime) grossesse, pas question de subir (et faire subir à mon haricot) une nouvelle sensation d’échec.
Malgré la réticence initiale de Mégamoy, c’est parti pour la surprise (voir « quel choix du roi? » ! Et même si la grossesse, est totalement différente de la première, si du coup certains disent que c’est signe d’une fille, je n’ose y croire. D’autant que de l’autre côté ils sont presque autant à cantonner le fameux « jamais deux sans trois », d’autres (de grands professionnels) distinguant un Y sur les échographies… Alors quelle magie quand la sage-femme m’annonce le miracle, moi qui avait pris les deux petites boursouflures sous la serviette pour une preuve évidente de masculinité…

3-Maman au foyer ou maman au travail?

Un peu des deux. Au foyer la semaine, au travail le week-end où je suis correspondante sportive depuis quelques temps. Je vous ai déjà dit que j’aimais le sport ? J’ai la chance de pouvoir reprendre un métier passion après avoir occupé pendant trop longtemps un poste à vocation alimentaire.

Alors oui, le rythme est un peu haletant et quelque peu subi par une « erreur » de communication avec la crèche qui a oublié de noter ma demande de temps plein pour Micro en fin de congé parental, et qui me cantonne un peu à la maison. Mais en attendant je profite de ma puce, tout en ne désespérant pas de trouver simultanément une solution de garde et le moyen de prendre la direction d’une rédaction, ou idéalement de travailler à domicile. Si je pouvais être entendue… Si toi lecteur tu aimes ma plume et que tu connais quelqu’un dans le milieu, surtout n’hésite pas J

4-As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

charmsA la naissance de Micromoy mon amoureux m’a offert un collier avec une triple perle, pour mes trois étoiles. Je ne l’enlève jamais. J’ai également un bracelet charms avec un personnage pour chaque enfant, et trois petits pompons de l’Atelier d’Amaya que j’adore ! Je ne suis pas du tout sponsorisée, mais je suis entrée par hasard dans la boutique de Lille, et je suis tombée en amour devant toutes ces petites choses. Et la vendeuse a pris le temps de monter ces adorables pompons sur un bracelet existant. Une trouvaille je vous dis, allez-y les yeux fermés !

babybumpMon corps porte également des traces indélébiles de mes microbes. Pas de cicatrice ou de vergetures (ne me détestez pas), mais un tatouage sur l’aine que seuls les intimes (et ceux qui ont eu l’immense privilège de me voir à la plage ou à la piscine) connaissent. Des volutes et les initiales de mes loulous… enfin des garçons, car je n’ai pas encore trouvé le temps (et le courage) d’aller faire ajouter ma Micro. Je me souviendrai toujours des yeux de Maximoy, 6 ans à l’époque des faits, qui découvrait avec émotion que je les avais dessinés sur moi « pour toute la vie »…

 

5-As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai rattrapé mes microbes (surtout mon Mini casse-cou) à seulement quelques centimètres du sol. Parfois j’ai l’impression que le monde se met à ralentir pour me laisser le temps de réagir et sauver mes enfants d’une catastrophe certaine… Comme dans une série des années 90 où l’héroïne tapait dans ses mains pour stopper le temps (vous voyez de quoi je parle ? impossible de mettre un nom dessus).

Les escaliers aussi ont été lieux de prodiges de réflexes (ou pas). Comme la fois où ma cheville a décidé de céder et me laisser finir la descente toute seule, prenant le soin de cogner sur la pierre et râper mes deux tibias fraîchement mis à nus par une jolie journée de printemps. Tout ceci ne serait qu’anecdote (très) douloureuse si je n’avais eu mon Maxi de 2 ans dans les bras. En cinq marches, j’ai eu le temps d’à peu près me rattraper, de déposer mon fils dans les bras de son père qui se trouvait miraculeusement en bas, de continuer ma chute sans bruit, et de finir assise sur la dernière marche en silence, contenant le hurlement primaire et les larmes qui ne demandaient qu’à sortir. Objectif, répondre à mon microbe inquiet (et absolument indemne) que non, Maman n’a pas mal. On pleurera un autre jour.

Mais mon instinct de mère a surtout fait preuve de son existence lorsque j’ai entendu pleurer mon Maxi toute une nuit alors que ce n’était absolument pas dans ses habitudes, et que je l’avais confié jusqu’au lendemain à une amie. Et rebelotte un mois plus tard chez Maximamie… Pourtant dormir ailleurs ne l’avait jamais dérangé. Bizarre, non ? Cela vous est-il déjà arrivé ?

6- Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

test positifOui je l’avoue je les ai rangés dans une petite boîte avec leurs bracelets de naissance. Bizarre de se dire qu’on garde un truc sur lequel on a fait pipi, mais je ne peux me résoudre à les jeter tant ils ont été synonymes d’immense joie.

7- As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Oh oui ! je suis une gardeuse émotivo-compulsive. Mais j’ai été un peu contrainte par le manque de place et la perspective de déménagements successifs (ah oui je ne vous ai pas dit sauf si vous avez lu ma page d’accueil, Mégamoy est gendarme depuis 2 ans et demi). Alors si je donne et je vends ce que je peux, j’ai gardé les premières tenues et les ai entreposées dans une petite boîte (j’aime les boîtes) à destination de ma puce quand elle aura l’âge d’avoir une poupée taille réelle à habiller. J’ai hâte de revoir les jolies petites robes sur un Corolle à la douce odeur de vanille !

8- Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

J’aurais rêvé d’un berceau de cododo, mais Maxi est né trop tôt pour que ce soit la mode, et on a toujours voulu faire (presque) la même chose pour les trois. Et ensuite il faut avouer que l’on prend vite l’habitude de dormir sans les petits bruits de bébé.

Autre achat qui me trotte dans la tête depuis un moment, c’est un tipi pour la chambre de ma puce. Mais ils sont tous horriblement chers pour quatre bouts de bois et du tissu alors j’attends LA bonne occasion.

Sinon j’aimerais un joli bureau tout fin pour mettre mon ordinateur et travailler tranquille sans que cela prenne trop de place. J’ai également besoin d’un nouvel appareil photo, voire d’un ordinateur qui ne rame pas trop, mais j’ai toujours plus de mal à dépenser pour moi… un truc de maman sans doute…

9- On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Je n’ai pas vraiment eu le choix, Mini est arrivé exactement trois ans après Maxi. Nous savions que c’était un garçon, il n’a donc presque pas bénéficié d’affaires neuves. Du lit aux bodys en passant par les jouets, presque tout était à son frère (à part la première tenue et le matelas).

Quant à Micro, elle est beaucoup habillée en mode héritage des cousines. L’avantage de l’occasion, c’est que l’on peut se permettre ensuite d’acheter quelques coups de cœurs en neuf puisque l’on fait des économies sur le reste.

10- Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Quelque chose de marquant ? Difficile à dire et surtout à choisir.

Le premier fait marquant c’est nul doute celui-ci : Le jour de la naissance de Maximoy, j’étais toute seule dans ma chambre de maternité, mon fils sur les genoux. Et d’un coup, je me suis vue vieillir. Mégamoy et moi étant les aînés des deux côtés, tout le monde passait une génération avec ce petit être qui me regardait de ses yeux bleus. Je devenais Maman, ça j’avais plus ou moins anticipé la chose.

Mais en un claquement de doigts (enfin après un travail de 22 heures), ma Maman devenait mamie, ma Mamie devenait arrière-grand-mère, et de l’autre côté c’était pareil (et même l’arrière-grand-mère de Méga qui devenait arrière-arrière-grand-mère!!).
Si je n’avais pas vu le temps passer aussi vite, la prochaine étape était que moi aussi j’allais devenir mamie, et donc ma maman…
Bref, en un instant tout le monde avait vieilli, moi la première. Et du coup mon angoisse terrible de la mort me rappelait que rien n’est éternel (heureux ou un peu moins c’est écrit dans la question). Bon, on peut mettre ça sur le dos de l’accouchement, de la fatigue, du grand chamboulement qui venait se passer dans ma vie, mais je crois que je me souviendrai toujours de ce moment.

11- As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Oh oui ! Et malheureusement trop souvent.

Quand je n’avais que Maximoy à « gérer », c’était facile. Il était adorable, il dormait, c’était l’idéal. Mes copines me demandaient comment je faisais pour ne jamais crier et ne jamais courir. Je trouvais ça tellement facile d’être maman…

Et puis je suis tombée enceinte de Mini, et finis les beaux principes d’éducation bienveillante… Enfin si, les principes étaient là, mais la pratique beaucoup plus difficile. Alors parfois (souvent selon les périodes), je crie.

Et la première année du numéro deux, on croit que l’on ne va pas y arriver. Que le monde entier est contre soi, à commencer par le papa qui ne fait pas ce que l’on voudrait, mais on ne demande rien car c’est tellement évident…
Alors on craque d’abord intérieurement, puis on explose de temps en temps, souvent de façon absolument incompréhensible par des microbes qui n’ont pourtant rien fait de pire que d’habitude, et puis on s’en veut et on s’excuse…
Et puis la troisième arrive, et même si les grands ont grandi et se sont autonomisés, c’est encore la course et donc la lutte pour retrouver un peu de calme dans une famille qui ne demande que ça.

C’est tellement difficile d’être maman de nos jours, d’être bienveillante et ferme à la fois, de les laisser faire tout en faisant attention, de les laisser grandir et rester à leurs côtés. Oui, être maman demande une patience qui nous manque souvent, en tout cas à moi elle manque bien souvent….

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

Oui ! Je voulais trois enfants (sans doute confortée ma ma douce enfance aux côtés de mes deux sœurs). Mégamoy en voulait aussi, mais plutôt deux. Conforté par la facilité avec laquelle nous avons vécu les premières années de Maxi (voir plus haut), monsieur était même passé à quatre alors que j’attendais Mini. Et puis Mégamoy a eu un flash, il a eu du mal à concevoir comment on pourrait être six sur le canapé (véridique). Et surtout, Mini est né… Alors il a révisé ses ambitions à la baisse, tombant d’accord avec mon idéal.

Du coup c’est parfait, même si les garçons se verraient bien avec une deuxième petite sœur… Je leur ai dit comment elle s’appellerait : No Way ! 😉 (sauf bien sûr en cas de petite surprise mais il faudrait vraiment un gros coup de passe-passe de la nature…)

 

Voilà, je me suis bien étalée. Je ne sais pas si vous êtes arrivés au bout. N’hésitez pas à me laisser vos petites réactions en commentaires. Et puisque la règle veut je lance la balle à d’autres blogueuses, je demanderai à Nos Trucs de Filles, Happy New Mom et Le Petit Blog de Maman de répondre à ces questions parce que je suis curieuse et que j’aime leur style, je vous les conseille.

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2 comments

  1. Maman BCBG dit :

    Géniales tes réponses ! Mais j’ai un doute, ce n’est pas plutôt de petits russes qui dansent dans Tetris ?

    En tout cas ton instinct de protection est magnifique (cf la chute dans les escaliers)… ton instinct de survie, en revanche… (cf la chute dans les escaliers !!)

    Et je me retrouve tellement dans ta réponse à la question numéro 11 …. 😉

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